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La 5G à Roanne : Faut-il s’en méfier ou l’encourager ?

Quand les arguments de l’extrême gauche cachent une hostilité au progrès

Dangereuse pour la santé, néfaste pour l’environnement, risques de cyberattaques, les arguments utiles pour remettre en cause le déploiement de la 5ème génération de téléphonie mobile sont nombreux et ne manquent pas aux grands tenants de l’écologie punitive qui voudraient nous faire revenir à un mode de vie digne d’un autre temps.


Si les interrogations ainsi que les craintes sur le sujet de la 5G peuvent être légitimes, leur justification n’est pas toujours fondée. Face à l’instrumentalisation des études scientifiques par une certaine extrême gauche politique, le débat mérite d’être approfondi pour offrir une vision plus large que les scénarios catastrophistes, que les écologistes et l’extrême gauche dans son ensemble adore ressasser.


A Roanne, lors du dernier conseil municipal, le Collectif 88 % n’a pas manqué d’affirmer toute son hostilité à l’arrivée de la 5G, avec pour arguments : le rapport préliminaire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (ANSES) dévoilé en janvier 2020, citant un « manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels ».


Cela justifie-t-il la dangerosité des ondes qui seront émises ? Loin de pouvoir évaluer tous les risques d’exposition aux ondes, le responsable de l’unité d’évaluation des nouvelles technologies de l'ANSES a tenu à rappeler en commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le 1er juillet 2020 que « tous les travaux menés jusqu’à présent par l’ANSES ne mettent pas en évidence de risques avérés liés notamment aux antennes relais de téléphonie mobile ».

Dans une interview donnée à LCI du 29 janvier 2020, en lien avec la sortie du rapport de l’ANSES, ce même spécialiste affirmait que la transmission des signaux ne différait pas fondamentalement des signaux 4G.

Toujours dans son rapport préliminaire, l’ANSES souligne la « proximité » de la bande de fréquence autour de 3,5 GHz utilisée par la 5G, avec « celles utilisées par les générations actuelles de téléphonie mobile ou le Wi-Fi. »

Quant à l’exposition aux ondes émises sur la seconde bande de fréquence située autour de 26 GHz, elles seraient similaires à celles émises par les scanners corporels employés dans les aéroports.


Deuxième enjeu : l’environnement


L’ingénieur Jean-Marc Jancovici « spécialiste des énergies » cité comme référence par le Collectif 88% mettait en garde contre l’augmentation de la consommation énergétique induites par les équipements 5G.


Face à cet argument d’autorité, on pourrait opposer que la 5G a été conçu justement pour être plus efficace en termes de transmission des données en permettant de transporter l’information à une plus grande vitesse tout en s’appuyant sur de nouvelles antennes dites intelligentes « Massive Mimo » capables d’orienter le signal vers un utilisateur uniquement en communication et non continu comme pour la 4G, améliorant de fait son efficacité énergétique.


Si le débit offert par la 5G permet de traiter une grande quantité de données en un temps record conduisant de fait à une augmentation du trafic, ce n’est pas tant la 5G qui est responsable de la plus grande consommation d’électricité mais l’usage qu’en font les utilisateurs.


Qu’elles conclusions en tirer : que la décroissance est la solution à tous nos problèmes ? Doit-on reculer chaque fois que nous voulons moderniser nos systèmes de communication au risque d’augmenter nos consommations ? Doit-on abandonner le téléphone pour revenir au télégraphe ?


Ou au contraire, le problème doit nous interroger sur les moyens à disposition de chaque acteur pour limiter l’impact environnemental de la 5G, qu’il s’agisse des politiques par l’intermédiaire du développement des énergies renouvelables, des opérateurs de téléphonie mobile pour mutualiser, optimiser leurs équipements, réduire leurs dépenses d’énergies mais aussi du citoyen qui est responsable de sa consommation d’énergie.


Enfin à la question du Collectif 88 % sur l’apport de la 5ème génération de téléphonie mobile pour le bien notre société, on peut répondre :

- « à regarder du porno même quand on est dans l’ascenseur » comme l’a affirmé le chantre de l’écologie punitive Eric Piolle, dont plusieurs candidats de la liste 88% appartiennent à la même famille politique.


- Ou envisager les opportunités que cette nouvelle technologie peut nous apporter.


Pour rappel, la 5G est capable d’apporter une vitesse de transfert de données 10 fois supérieure en moyenne par rapport à la 4G. Bien plus que la possibilité de naviguer sur internet à une vitesse folle, c’est surtout une amélioration du transfert des données au profit des services innovants tels que la télémédecine, la télé-chirurgie ou encore le développement des villes connectés, sans évoquer les changements que cela implique dans l’industrie et notre Défense.


Les enjeux inhérents à la 5G sont trop importants pour laisser les ayatollahs de l’écologie punitive s’emparer de ce sujet. Elle mérite au contraire une réflexion approfondie, contradictoire, sans instrumentalisation des études menées par la science qui elle seule doit rester juge de l’impact des avancées technologiques sur notre société.


En attendant, de revenir sur ces débats, Roanne Passionnément vous propose de rejoindre la ARLCDP pour vous protéger des émissions de 88 %. A voir dans l'extrait suivant.


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